25 mai 2016

Buick Verano 2016 : le luxe abordable

Buick Verano 2016 : le luxe abordable

L’art de la miniaturisation. Récemment, sa popularité a monté en flèche avec l’arrivée de véhicules utilitaires sport compacts et moins gourmands à la pompe, ainsi qu’avec l’apparition de moteurs moins énergivores et plus puissants.

La miniaturisation n'a pas non plus épargné les berlines de luxe et des marques de prestige telles qu’Audi et Mercedes-Benz ont ajouté des produits plus abordables et rajeunis à leur gamme.

C’est Buick qui a donné naissance à cette tendance en 2012. Largement inspirée de la Chevrolet Cruze, la Verano annonçait l’arrivée d’une nouvelle image pour le constructeur américain; une marque jeune, performante et dynamique. Cela dit, une question demeure : la petite Buick a-t-elle toujours ce qu’il faut pour affronter ses nouvelles concurrentes japonaises et allemandes?

Dimensions parfaites

La première chose qu’on remarque sur la Buick Verano au premier coup d'œil est ses proportions compactes et épurées. Dans un monde où les routes sont infestées d'énormes VUS, la venue de petites berlines élégantes comme celle-ci est bienvenue.

La Verano est peut-être une berline compacte, mais elle n’a pas l’apparence d’une voiture bon marché pour autant. En fait, elle incorpore un design inspiré des plus belles voitures européennes qui évoque un sentiment d’athlétisme par ses porte-à-faux raccourcis, des roues étirées à chaque extrémité de sa carrosserie et une posture qui lui confère une apparence plus large que la moyenne.

Ses petites dimensions ont toutefois comme effet de restreindre l'espace arrière pour les  passagers. Heureusement, l’espace de chargement est abondant grâce à un coffre généreux.

Bien que General Motors avoue que la Verano utilise la même plateforme Delta II que la Chevrolet Cruze et la Volt, elle ne partage aucune pièce de carrosserie avec ses cousines. À vrai dire, la Verano a plus en commun avec l’Allemande Astra de Opel, mais avec l’ajout de touches esthétiques propres à la marque Buick.

 

À l’avant, la Verano est ornée de la grille en forme de chutes, digne des anciennes Buick. On y retrouve des roues en alliage de 18 pouces et une finition en chrome qui se prolonge jusqu’aux feux arrière et crée une allure menaçante. Somme toute, c’est un design réussi. Je dois toutefois avouer que je ne suis pas convaincu par les fausses entrées d’air chromées situées sur le capot; elles donnent une allure trop bon marché à mon goût.

Une mécanique exclusive à Buick

Afin de permettre à la Verano de se distinguer de ses cousines Chevrolet, elle est disponible avec deux groupes motopropulseurs uniques à la marque Buick. Les modèles d’entrée de gamme, comme mon modèle d’essai, viennent avec le même quatre cylindres de 2,4 L Ecotec qu’on retrouve dans la Regal et qui développe 180 ch et 170 lb-pi de couple. Ce moteur peut seulement être couplé à une boîte automatique à 6 rapports.

C’est le 2,0 L turbo qui fait le plus parler de lui. Disponible seulement dans les versions Premium, il développe un impressionnant 250 ch et peut être commandé avec une boîte manuelle à 6 rapports.

Ça, c’est une bonne nouvelle!

Ceci donne à la Verano un avantage en matière de performance sur ses concurrents, puisqu'elle est la seule de sa catégorie qui offre une telle transmission. Bravo à Buick pour avoir compris ce que les jeunes désirent.

Cela dit, même si j’aurais aimé faire l'essai du 2,0 L et de ses 6 vitesses, j'ai été très surpris par le moteur de base, qui est beaucoup mieux que je l’avais imaginé. Au cours des 4 jours que j'ai passés dans la Verano, le 2,4 L s’est montré doux et raffiné tout en offrant amplement de puissance, surtout du couple à bas régime qui se traduit par des accélérations satisfaisantes.

J’ai également été impressionné par la boîte automatique. Elle fait ce qu’on lui demande avec efficacité, change de rapport avec douceur sans trop rétrograder inutilement lorsqu’on pousse un peu le moteur.

La simplicité est l'aspect de la Verano que j'ai le plus apprécié. Nous vivons dans un monde inondé de boutons, de modes sport et d’aide à la conduite électroniques; à ma grande surprise, la Verano n’a rien de cela. Exception faite du bouton pour désactiver le système antipatinage, on n'a qu’à s’asseoir à l'intérieur et tout simplement conduire.

C’est la même chose pour la boîte automatique. GM ne sentait pas le besoin de la charger de différents modes de conduite comme ses concurrentes. Cette boîte s’adapte tout simplement à votre style de conduite; simple, mais efficace.

Fait intéressant, le charme de la Verano est justement son manque de « bébelles » technologiques.

Une tenue de route européenne

Sur la route, j’ai été impressionné par le comportement nerveux de la Verano, sa direction précise et sa stabilité à haute vitesse. D’ailleurs, sa conduite est plus allemande qu’américaine.

Les freins mordent avec fermeté lorsque nécessaire et grâce à ses roues de 18 pouces, cette petite Buick colle à l’asphalte durant les virages. Elle demeure toutefois une voiture munie d’une suspension réglée avant tout pour le confort que la performance et l'on peut rapidement remarquer un effet de roulis prononcé. La Verano n’est malheureusement pas la berline sportive qu’on aimerait qu’elle soit.

Aussi, bien que son châssis soit solide et silencieux, il semble facilement perturbé par les imperfections de la route et on sent sa suspension s’enfoncer dans les nids de poule. On dirait tout simplement que les ingénieurs chez Buick n’ont pas réussi à s’entendre sur la dynamique de conduite qu’ils voulaient donner à la Verano.

C’est sur l’aspect du luxe que Buick a fait de cette voiture une réussite. La Verano est de loin l'une des voitures les plus silencieuses dans sa gamme de prix. Au fait, GM a travaillé très fort pour atténuer les bruits de caisse avec un brevet nommé QuietTuning; un processus d’ingénierie qui utilise une multitude de techniques diverses pour atténuer le bruit dans l’habitacle.

Par exemple, la Verano est munie d’un pare-brise et de vitres latérales acoustiques stratifiées, ainsi que de matériaux isolés sur les deux côtés du tableau de bord, sous le capot, dans les portes et dans la garniture du toit. On a également installé un tapis à double densité et des portes à triple scellé.

Comme si ce n’était pas assez, Buick a ajouté des panneaux sous la voiture pour atténuer les bruits associés à la route et au vent. Des pneus à roulement silencieux, des composantes isolantes ajoutées au châssis, des coussinets de suspension hydrauliques, un berceau de moteur isolé pour réduire les vibrations, ainsi que de l’acier ultra rigide qui aide à éliminer les bruits de caisse viennent compléter le tableau.

Certes, toute cette salade peut sembler très technique, mais elle se traduit par une expérience des plus somptueuses une fois derrière le volant.

La Verano peut également se targuer d’un intérieur attrayant, complété par des matériaux de haute qualité et un bon assemblage. Le thème de la simplicité se poursuit dans les contrôles, où tout est contrôlé au centre du tableau de bord au moyen d'une panoplie de boutons qui peuvent sembler un peu difficiles à comprendre du premier coup d’œil, mais qui s’apprivoisent rapidement.

Il y a toutefois un léger problème de visibilité dans la Verano en raison des deux piliers A à l’avant, qui obstruent la visibilité lorsqu’on tourne à une intersection. La visibilité arrière est également compromise par la hauteur du couvercle de coffre. Heureusement, mon modèle d’essai était équipé d’une caméra de recul.

En général, l’intérieur de la Verano est fort agréable. Les bancs sont confortables et la qualité supérieure est impressionnante pour la catégorie.

 

Moins dispendieuse que la concurrence

La Buick Verano se distingue de sa concurrence par son prix abordable; elle se vend au prix de départ de 26 140 $  et les versions Premium les plus équipées ne dépassant pas la barre des 35 000 $.

En comparaison, l’Acura ILX, la concurrente directe de la Verano, se vend à un prix de départ de 29 490 $, tandis que ses rivales allemandes, l’Audi A3 et la Mercedes-Benz CLA, commencent bien au-dessus de 30 000 $ avant l’ajout d’options.

Je vous suggère de vous en tenir à la version cuir 1SL, comme mon modèle d’essai. Bien qu’elle soit équipée du moteur de base, à 31 040 $, elle vient de série avec une panoplie d’options de luxe comme les sièges, intérieurs de portes et volant en cuir, une caméra de recul, le système de connectivité Buick InelliLink avec la radio XM, le système OnStar avec connexions 4G LTE et Wi-Fi intégrées, des sièges chauffants à réglages électroniques, le volant chauffant et le système de son de haute qualité Bose à 9 haut-parleurs.

Pour conclure, il va de soi que la Buick Verano 2016 offre une longue liste d’attributs désirables qui permettront à Buick d’attirer une clientèle plus jeune dans les salles d’exposition. Un châssis nerveux, une conduite confortable, des groupes motopropulseurs intéressants et une panoplie d’options de série font de la Buick Verano une petite berline de luxe fort attrayante.

Bien qu’elle ne soit pas aussi raffinée que sa concurrence, la Buick Verano 2016 demeure une excellente première tentative dans le créneau des voitures de luxe compactes et nous donne un aperçu des produits à venir chez le constructeur américain. Et Buick : peu importe ce que vous projetez faire dans l'avenir, ne laissez pas tomber la boîte manuelle.

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